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Tracts menaçants, évacuation de soldats, collecte d’armes, Israël est en net recul

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Des chars israéliens sur le plateau du Golan, le long de la frontière avec la Syrie. ©AP/archives

L'armée israélienne a publié des tracts sur la région sud de la Syrie avec une menace directe contre un haut responsable de l'armée syrienne, ont rapporté des sources de l'opposition le 7 janvier. Dans les tracts, l'armée israélienne a mis en garde le commandant de la 112e brigade du 1er corps de l’armée syrienne, le général de brigade Basil Abu Eid, de coopérer avec le Hezbollah libanais. Les tracts menaçaient sa vie et celle de son entourage. De quoi a peur Israël ? Selon des données sur le terrain, les israéliens ont presque évacué le Golan par crainte des bases du Hezbollah. La récente proposition US à Assad en apporte la preuve.

Un haut responsable politique libanais a déclaré que les États-Unis et le régime sioniste avaient fait une offre au président syrien de renoncer au Golan occupé, offre rejetée en bloc par ce dernier.

« Les États-Unis et Israël avaient proposé au président syrien Bachar al-Assad d'abandonner le plateau du Golan pour pouvoir réobtenir l’influence syrienne au Liban, reprendre Idlib et reconstruire la Syrie, mais Assad a rejeté l'offre», a déclaré Wiam Wahhab, le chef du mouvement arabe Tawhid, a dans une interview accordée à la télévision libanaise Al-Jadeed.

De telles propositions ne sont pas d’ailleurs nouvelles. Washington avait déjà aussi proposé à Assad de renoncer à son alliance et à ses relations avec l’axe de la Résistance pour pouvoir rester au pouvoir. Or, la récente proposition américaine prouve de la meilleure des manières le regard colonialiste que les États-Unis portent sur tous les pays de la région, où ils ont, d’ailleurs, une présence et influence illégitimes.

Proposer à la Syrie une présence au Liban signifie tout bonnement une violation de la souveraineté nationale libanaise et la présence illégale américaine en Irak et en Syrie vont aux rebours des règles internationales qui exigent le respect de l’intégrité territoriale des pays.

Cette vision sioniste des dirigeants américains, on peut la trouver bel et bien dans les récentes évolutions en Palestine. La Maison Blanche non seulement a reconnu Qods occupé comme capitale de l’entité sioniste, en y transférant l’ambassade US, mais elle a aussi reconnu, ces derniers mois, les colonies illégales construites en Cisjordanie et au Golan comme des terres et propriétés israéliennes. Ce qu’elle veut, très probablement reproduire pour les fermes de Chebaa et les régions de Baqoura et al-Qamar en Jordanie qui sont occupées par les sionistes.

Par ailleurs, permettre aux autres pays de s’ingérer dans les affaires du Liban, signifie laisser le champ libre au régime sioniste, plus important allié des USA dans la région et le véritable ennemi du Liban. L’explosion suspecte au port de Beyrouth qui a conduit au renversement du gouvernement de Hassan Diab et causé un vide politique de plusieurs mois dans le pays, les sanctions économiques contre les banques libanaises et les pressions exercées sur le courant du 14 mars pour mettre fin à leur alliance avec le Hezbollah, tout cela est intervenu parallèlement aux efforts des États-Unis pour forcer Beyrouth à négocier avec le régime sioniste sur la démarcation des lignes frontalières et déterminer les ressources gazières en Méditerranée. C’est le moment pour que ce régime pêche en eau trouble.

La proposition américaine trahit par ailleurs la crainte que les États-Unis et Israël ont de la Résistance qu’ils veulent absolument désarmer avec l’aide de leurs alliés régionaux. La puissance militaire du Hezbollah et la dissuasion que ce mouvement a créé au Liban face au régime sioniste s’avère le plus important obstacle devant la réalisation des projets colonialistes américains au Liban d’où les mesures médiatiques et les pressions politiques et économiques contre ce pays, sous couverture des slogans humanitaires et pacifistes. Bien que les États-Unis et Israël aient annoncé l’annexion officielle des hauteurs du Golan, ils ne sont pas pourtant encore sûrs que la situation se stabilise dans la région et la récente proposition montre à quel point ils craignent la puissance de l’axe de la Résistance en ce qui concerne les futures évolutions à survenir dans le Golan occupé.

En avançant cette proposition, les Américains ont en fait révélé leur rôle dans la poursuite de la crise en Syrie. Les pays occidentaux, sous divers prétextes et sous couvert de slogans humanitaires, font tout pour saboter les efforts et mesures du gouvernement syrien pour expulser les terroristes d'Idlib, dernier principal bastion de ces derniers en Syrie, et ils imposent, en même temps, de vastes sanctions contre Damas pour tergiverser la reconstruction des zones dévastées par la guerre et le retour des déplacés dans leur pays d'origine. Les États-Unis et les pays occidentaux prétendent soutenir le peuple syrien, alors que dans les coulisses, ils jouent avec le sort des nations syrienne et libanaise pour faire en fait avancer leurs propres intérêts.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV